pris sur le fait !

Voici une photo prise lors d’une récente dégustation privée. On peut y reconnaitre une figure bien connue du petit monde du vin (et des amis du clos qui surfent sur ce site !)

Les bonnes bouteilles abondaient : champagne, riesling, cabernet-sauvignon, haut-médoc, gigondas, chateauneuf du pape, sauternes…

bernard burtschy

Mais que faisait-il donc une fontaine de dix litres d’eau dans les bras ?

On se perd en conjectures…

Aerer son vin avec vinturi

Un nouveau gadget pour les amateurs de vin : l’aérateur de vin Vinturi. On le doit à un inventeur danois, Torben Flanbaum, plombier à la retraite…

Le principe ? Faire couler le contenu d’un verre dans un « canal venturi » muni d’une buse d’aération permettant de mélanger air et vin.

vinturi

L’intérêt, c’est bien sûr d’aérer verre par verre.

Pour en savoir plus

démonstration par un spécialiste de la gestion de l’innovation et de la technologie…

demovinturi
et voici où le trouver sur le net , pour le marché français, on n’est pas sympa au bon clos ?

chapitre à l’italienne

fanion de clamart

hallebardiers

Cette année, c’est sous le signe de l’Italie que la Confrérie du Clos de Clamart a tenu son chapitre des vendanges.

Le groupe « Di sol e di la  » a fait résonner les rues de ses chansons entrainantes, et l’on a dansé rue Pierre Franquet et dans la rue piétonne.


S’il n’y en avait qu’une (chanson) à retenir pour nous autres oenophiles, ce serait sans doute «  lu maritiellu  »


qui conte les démêlés d’un couple où l’un boit, l’autre pas !

Au passage on pouvait déguster de délicieuses navettes d’Ollioules..

navettes

et bien d’autres choses mais ne nous écartons pas du sujet.

A la grange franquet l’oncle Paul nous raconta quelques belles histoires sur le vin…

Les confréries amies étaient venues nombreuses,

sucy

villiers

certaines même de loin

coquille

voire d’on ne sait où…

lacrêteElles savent Elles savent bien qu’à Clamart il y a du bon vin !

Au fait comment dit-on ça en italien ?


Au banquet qui suivit, animé par nos habituels compères Bernard et Gérard

bernard jacoob a l'accordeongerardauclavier

l’on dansa avec Charles et Martine, venus de Chaville pour notre plaisir.

charlesetmartine

(vous pouvez les retrouver en vacances dansantes avec voyages1ereclasse.com)

vin des gaulois (Gwin ar C’hallaoued)

On savait les Gaulois amateurs de vin, dès avant mais surtout après la conquête romaine. Ne leur doit-on pas l’invention du tonneau (initalement pour la cervoise certes)?
Diodore de Sicile les décrivait ainsi :

 » Aimant le vin jusqu’à l’excès, les Gaulois engloutissent pur celui que leur apportent les marchands; ils boivent avec une passion furieuse et se mettent hors d’eux-mêmes en s’enivrant jusqu’au sommeil ou à l’égarement. Aussi beaucoup de marchands italiens, poussés par leur cupidité habituelle, considèrent-ils comme un trésor le goût des Gaulois pour le vin. Ils l’apportent en bateau par les fleuves navigables ou en chariot par voie de terre et en touchent un prix incroyable: pour une amphore de vin, ils reçoivent un esclave, échangeant la boisson contre l’échanson.  »

Mais qu’en est-il de ce fameux « chant des gaulois » (Gwin ar C’halloued), tiré du Barzaz-breiz, cette anthologie de chants populaires traditionnels bretons recueillis au 19ème siècle par le vicomte Théodore Hersart de la Villemarqué ?
Voila un chant bien martial qui retrace comment les anciens bretons concevaient la vendange… armée. Ne cultivant pas le vin sur leurs terres, il leur suffisait d’aller se servir chez leurs francs voisins, ainsi que le rapporte Grégoire de Tours.

« Aussitôt que revenait l’automne, ils (les Bretons) partaient, suivis de chariots et munis d’instruments de guerre et d’agriculture, pour la vendange armée.
Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes.
Le vin était-il fait, ils l’emportaient.
S’ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais ».

partitionvindesgaulois

Les paroles françaises sont assez explicites…

Gwell eo gwin gwenn bar
Na mouar !
Gwell eo gwin gwenn bar.
Mieux vaut vin blanc de raisin
que de mûre !
Mieux vaut vin blanc de raisin.
Diskan
Tan ! tan ! dir ! oh ! dir ! tan ! tan ! dir ha tan !
Tann ! tann ! tir ! ha tonn ! tonn ! tir ha tir ha tann !
Refrain
Feu ! feu ! acier ! ô acier ! feu ! feu ! acier et feu !
Chêne ! chêne ! terre ! ô flots ! flots ! terre et chêne !
Gwell eo gwin nevez
Oh ! na mez;
Gwell eo gwin nevez.
Mieux vaut vin nouveau
que bière;
mieux vaut vin nouveau.
Gwell eo gwin a lufr
Oh ! na kufr;
Gwell eo gwin a lufr.
Mieux vaut vin brillant
qu’hydromel;
mieux vaut vin brillant
Gwell eo gwin ar Gall
Nag aval;
Gwell eo gwin ar Gall
Mieux vaut vin de Gaulois
que de pommes;
mieux vaut vin de Gaulois
Gall, d’id, kef ha deil
D’id pez-teil !
Gall, d’id, kef ha deil
Gaulois, ceps et feuille à toi,
ô fumier !
Gaulois, ceps et feuille à toi !
Gwin gwenn, d’id, Breton
A galon !
Gwin gwenn, d’id, Breton.
Vin blanc, à toi, Breton
de coeur !
Vin blanc, à toi, Breton !
Gwin ha goad a red
Enn gefred;
Gwin ha goad a red.
Vin et sang coulent
mêlés;
vin et sang coulent.
Gwin gwenn ha goad ruz
Ha goad druz;
Gwin gwenn ha goad ruz.
Vin blanc et sang rouge,
et sang gras;
vin blanc et sang rouge.
Goad ruz ha gwin gwenn
Eunn aouen !
Goad ruz ha gwin gwenn.
Sang rouge et vin blanc,
une rivière !
Sang rouge et vin blanc.
Goad ar C’hallaoued
Eo a red;
Goad ar C’hallaoued.
C’est le sang des Gaulois
qui coule;
c’est le sang des Gaulois.
Goad ha gwin eviz
Er gwall vriz;
Goad ha gwin eviz.
J’ai bu sang et vin
dans la rude mêlée;
j’ai bu sang et vin.
Gwin ha goad a vev
Neb a ev;
Gwin ha goad a vev.
Vin et sang nourrissent
qui en boit;
vin et sang nourrissent.

Autres temps autres moeurs, dira-t-on (O tempora O mores…). Il n’empêche… Pas très gentil pour les gaulois tout ça !

Le groupe breton Tri Yann en a fait un chant de lutte (victorieuse !) lors de la mobilisation contre l’installation d’une centrale nucléaire à Plogoff, dans les années 80 : Kan ar Kann. Revoyons les en video.

en voici les paroles (une traduction se trouve )

Gwall war Veg ar Raz
Ha brud braz

 

Tan ! tan ! dir ! oh ! dir !
Tan ! tan ! dir ! ha tan !
tann !tann !
Tir ha tonn ! tonn ! tann !
Tir ha tir ha tann !

 

Bretoned touzet
a zo bet
Dalc’h penn te Breton
a galon
Gwell eo stourm nevez
o na mezh
Gwardou gwer ha dir
gwer ha dir
Stourm evit frankiz,
de frankiz
Fuc’h hag avel – dro war Plogo
Fuc’h hag avel – dro
Moged hag aezhen
deoc’h kouerien
Goad ar Vretoned eo a red
Goad ar Vretoned
Dastum er Penn-ger
E Kemper
Dastum er Penn-ker
Torr o fenn o zor
Torr o zor
Kant mil’zo enemgavet
Kant mil kounnaret
Kant mil oll war Veg ar Van
Kan ha klemm ha kann
Kan trec’h ha korroll
d’id heol
Kan goanag ha kann
Kan ha kann
Kaneveden gen
War o fenn

vendanges à Clamart

A la demande générale voici quelques photos prises par l’ami Marcel lors des vendanges fin septembre.
Le jus de raisin coulait à flot…

jusdelatreille

devant une jeunesse passionnée qui se pressait elle aussi…

lesenfantssepressent

Il faudra grandir pour voir comment c’est à l’intérieur

dansle pressoir

Et voila pour l’ambiance !

belletablée

Quarante-et-un kilos

Ce ne sont pas « sixteen tons » mais bien quarante-et-un kilos de beau chasselas qui ont été vendangé par les amis du clos des volontaires ce dernier week-end.
Ils ont été portés à la grange Franquet samedi 26 septembre afin que vin s’ensuive. Rendez-vous au printemps pour la dégustation.

in taverna

Nous avons déjà parlé dans ces colonnes des « carmina burana », ces magnifiques chants du 13eme siècle comme ce « bacche bene venies » dédié à Bacchus, que nous avons mis en ligne.

En voici un autre, dans la même veine : in taverna quando sumus… mis en musique par Carl Orff

Ah la belle vie que ces moines faisaient…

On trouvera un enregistrement sur portique.net

(traduction trouvée sur http://maddingue.free.fr/carmina-burana/cb-by-Orff.fr.html )

In taberna quando sumus             Quand nous sommes dans la taverne,
non curamus quid sit humus,         que nous importe de n'être que poussière,
sed ad ludum properamus,            mais nous nous hâtons pour les jeux
cui semper insudamus.               qui nous mettent toujours en sueur.
Quid agatur in taberna              Ce qui se passe dans la taverne,
ubi nummus est pincerna,            où l'argent est le roi,
hoc est opus ut queratur,           ça vaut le coup de demander,
si quid loquar, audiatur.           et d'écouter ce que je dit.

Quidam ludunt, quidam bibunt,       Certains jouent, certains boivent,
quidam indiscrete vivunt.           d'autres vivent sans pudeur.
Sed in ludo qui morantur,           De ceux qui jouent,
ex his quidam denudantur            certains se retrouvent nus,
quidam ibi vestiuntur,              certains sont rhabillés,
quidam saccis induuntur.            d'autres sont mis en sac.
Ibi nullus timet mortem             Personne ici ne craint la mort,
sed pro Baccho mittunt sortem.      mais ils misent le sort pour Bacchus.

Primo pro nummata vini,             Le premier est pour la tournée
ex hac bibunt libertini;            puis les affranchis boivent,
semel bibunt pro captivis,          une autre fois pour les prisonniers,
post hec bibunt ter pro vivis,      une troisième pour les vivants,
quater pro Christianis cunctis      une quatrième pour les Chrétiens,
quinquies pro fidelibus defunctis,  une cinquième pour les fidèles défunts,
sexies pro sororibus vanis,         une sixième pour les soeurs légères,
septies pro militibus silvanis.     une septième pour la troupe en campagne.

Octies pro fratribus perversis,     Une huitième pour les frères pervertis,
nonies pro monachis dispersis,      une neuvième pour les moines dispersés,
decies pro navigantibus             une dixième pour ceux qui naviguent,
undecies pro discordaniibus,        une onzième pour les plaideurs,
duodecies pro penitentibus,         une douzième pour les pénitents,
tredecies pro iter agentibus.       une treizième pour les voyageurs.
Tam pro papa quam pro rege          une pour le Pape et une pour le Roi,
bibunt omnes sine lege.             tous boivent sans loi.

Bibit hera, bibit herus,            La patronne boit, le patron boit,
bibit miles, bibit clerus,          le soldat boit, le prêtre boit,
bibit ille, bibit illa,             celui-ci boit, celle-ci boit,
bibit servus cum ancilla,           l'esclave boit avec la servante,
bibit velox, bibit piger,           l'agile boit, le paresseux boit,
bibit albus, bibit niger,           le blanc boit, le noir boit,
bibit constans, bibit vagus,        le pondéré boit, l'inconstant boit,
bibit rudis, bibit magus.           le fou boit, le sage boit,

Bibit pauper et egrotus,            Le pauvre et le malade boivent,
bibit exul et ignotus,              l'exilé et l'étranger boivent,
bibit puer, bibit canus,            l'enfant boit, le vieux boit,
bibit presul et decanus,            l'évêque et le doyen boivent,
bibit soror, bibit frater,          la soeur boit, le frère boit,
bibit anus, bibit mater,            la vieille boit, la mère boit,
bibit ista, bibit ille,             celui-ci boit, celui-là boit,
bibunt centum, bibunt mille.        cent boivent, mille boivent.

Parum sexcente nummate              Six cent pièces filent
durant, cum immoderate              vite, quand, sans retenue,
bibunt omnes sine meta.             tous boivent sans fin.
Quamvis bibant mente leta,          Mais ils boivent l'esprit gai,
sic nos rodunt omnes gentes         ainsi nous sommes ceux que tous méprisent,
et sic erimus egentes.              et ainsi nous sommes sans le sou.
Qui nos rodunt confundantur         Ceux qui nous critiquent iront au diable
et cum iustis non scribantur.       et avec les justes ne seront pas comptés.

chanson des yapis

Yapi.. c’est à dire vigneron, en patois berrichon.

La « chanson des yapis » a été recueillie par Emile Barbillat et (Louis) Laurian Touraine, tous deux instituteurs en Berry au début du 20ème siècle. On leur doit la sauvegarde de centaines de chansons populaires, publiées dès 1930 et rééditées depuis (chansons populaires dans le Bas-Berry, chez CMDTB Editions).

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paroles yapis

La voila, il n’y a plus qu’à l’apprendre !