A la foire Saint-Laurent

Voici encore une opérette-bouffe de notre cher et prolifique Jacques Offenbach, qui a tant fait pour le divertissement et l’édification des masses.

Jacques-OffenbachC’est une oeuvre tardive (1877), peu jouée.  L’action se passe au 18ème siècle, à la foire Saint-Laurent,

foire stlaurent -1786une parade au théâtre de la Foire Saint-Laurent devant la loge de Nicolet en 1786, gouache anonyme

(qui se déroulait en été dans le quartier de l’actuelle Gare de  l’Est), puis se transporte à la Courtille où l’on retrouve une vieille connaissance, Ramponneau

Elle vient d’être remise en scène par le Groupe Lyrique. Nous l’avons vue dans une mise en scène moderne, dont on pourra trouver la distribution et la note d’intention .

« Une plongée dans un Paris contemporain, sur une place où la fête ne finit jamais. Il s’y passe des événements cocasses, des couples se forment et se transforment… S’y croisent des comédiens, un faux prince « jet-setteur », une ancienne strip-teaseuse, un groupe de vieilles filles sous la coupe d’une redoutable chaperonne espagnole, le directeur d’un musée de cire qui envoie son neveu se déniaiser avant le mariage, un cabaretier coquin, et tout cela sous les yeux de la police qui semble plus intéressée à se distraire qu’à verbaliser. »

Nous en avons ramené quelques extraits sonores.

Après la Foire Saint-Laurent /C’est à la Courtille qu’on se rend
C’est chez Ramponneau Grégoire / Que l’on vient chanter et boire !
Buvons ! Buvons ! et chantons !
Hola Ramponneau, Hola Ramponneau, Maitre Ramponneau, Maitre Ramponneau !
L’homme à la vaste bedaine / Le voila c’est Ramponneau
On me peint comme un silène / A cheval sur un tonneau
D’Cupidon je tiens le temple / Par couple on vient s’y glisser
Aussi n’y a-t-il pas d’exemple / Qu’chez moi on s’soit fait pincer
Y a pas d’exemple que dans c’temple / l’amour puisse se laisser pincer
C’est au fond de la guinguette / de l’aimable Ramponneau
Que les maris en goguette / sont sûrs de l’incognito etc.
—-
 Joyeux enfants de la Courtille / A cheval sur le gros tonneau
Nous ramenons dans sa famille / le dieu Silène Ramponneau
Vive vive vive Ramponneau…

Silène eut l’honneur insigne / D’élever Bacchus
Il lui fit boire le jus / Le jus de la vigne
Pour bercer son nourrisson / cet aimable drille
Lui chantait de la Courtille / La folle chanson
Eh buvons donc / Gloire à Silène
La faridondaine / La faridondon
Ce refrain qui désaltère / Se chantera bien longtemps
Dans deux mille ans dans cinq mille ans dans vingt mille ans dans cent mille ans

On trouvera la partition pour voix et piano en ligne sur free-sheet-music.weezic.com

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