
.mais bien une installation réalisée ces jours-ci pour une couverture de magazine…
en revanche ceci est bel et bien une bouteille

la plus grande du monde ?
Voire, il y a e la concurrence !



Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.

.mais bien une installation réalisée ces jours-ci pour une couverture de magazine…
en revanche ceci est bel et bien une bouteille

la plus grande du monde ?
Voire, il y a e la concurrence !



Ce week-end de la mi-septembre, le village suisse fêtait les vendanges et les 120 ans de la Tour Eiffel toute proche, à sa façon.

Les reporters du bon clos ne pouvaient manquer une telle occasion de découvrir les objets d’art relatifs à la vigne et au vin que les nombreuses galeries et boutiques du village allaient mettre en avant.
Ils se sont donc rendus dans cette enclave d’antiquaires et de galeristes, bien connue des habitants du 15eme arrondissement de Paris, qui jadis fut un « faux vrai village suisse » construit pour l’exposition universelle de 1900, puis, après le démontage, un marché de l’occasion pour devenir dans les années 60 un centre moderne de l’art et de l’ancien.
Vignes et grappes les attendaient dès l’entrée

et dans les galeries.
Bingo ! Ce sont des dizaines d’objets, tableaux, tapisseries, sculptures, accessoires de table ou de maison qu’ils inscrirent à leur tableau de chasse. Et l’on est loin d’avoir épuisé le sujet vu le nombre de galeries qui resteraient à visiter.
En voici une sélection. (les numéros renvoient à la galerie, en fin d’article – aux erreurs près qui seront corrigées si nos amis galeristes nous en signalent)
Commençons par quelques natures mortes (16)(1)(7)



et paysages montmartrois de Roland Hamon et Mawig (6)


Voyons maintenant des scènes de vendanges et de libations,
gravures
la gayeté de Silène de Nicolas De Launay (1739-1792) (9)

sacrifice en l’honneur de Pan, par Jean Baptiste-Marie-Pierre (1714-1789) (9)

anges en vendanges ?(10)

tapisseries (1) (8)


tapisserie d’Aubusson (18eme) (8)
Bacchus, bacchantes et vendangeurs
bacchus et bacchante juchés sur des tonneaux (allemand 19eme) (10)


voici un couple de vendangeurs (porcelaine) qui prend du bon temps (15)

gironde vendangeuse (13)

groupe d’amours aux grappes de raisin (porcelaine, naples 19eme) (3)

vigneron japonais (4)

bacchus noir(15)

autres bacchus enfants (7)


(5)

(16)

les arts de la table
tonnelet en porcelaine(moulins 18eme) (5)


gourde/tambour (nevers début 18eme)(5)

pichet « saint-denis sur sarthon » (18eme) (5)

tastevin d’argent (11)

sa devise : « le vin réjouit le coeur »

coffre à caviar et champagne ()

broc d’étain art nouveau de Jean Baffier (scène de vendanges, à observer de près) (10)

ceci n’est pas un canon (?)

plutôt un porte bouteille
service ouvragé(2)

détail du pied

verreries (3)(16)(12)

Tantalus (la ceinture de chasteté des bouteilles (ré)inventée par Clacquesin ?)(14)

la vie domestique
vase (13)

soufflet-pressoir (15)

chenêt (15)

vasque art nouveau (16)

lampe art nouveau (15)

colonnes ouvragées (7)(12)


Plus près de nous, ces images nous ont fait sourire
(12)(déjà vu quelque part, mais où ?)
pub parue dans l’illustration en 1930 (6)

Fabuleux, non ?
Il fallait finir ce reportage autour d’un verre, c’est M.Fouet, viticulteur de Saumur, qui nous y convia, avec un excellent Crémant.

Merci ami vigneron !
Nous remercions également les galeries qui nous ont ouvert leurs portes et où les lecteurs de ce blog pourront découvrir celles de ces merveilles qui n’auront pas été vendues d’ici là.
1) ma caverne 94 grande allée
2) A l’âme du village (Eric Saget)
3) Galerie Delf
4) Galerie Meiji
5) Christiane Daniel
6) Galerie 39 place de berne Didier Heidet
7) Marchand d’Oubli (galerie 34/35)
8) Kryzstof Pernell 30 place de Berne
9) Galerie Jeanne Renan
10) Galerie JC Guilmard
11) Reves & Réalité Valérie Muné stand 31 place de Berne
12) Spinella/ Chantal Philippot 9 place de Genève
13) Galerie Adam /Michel Lebrand
14) Didier Landrieux 13 place de Genève
15) Broc-en-tout / Danielle et Sophie Haye
16) M.de Felix – Arnaud Huet
Une grande figure du Clos de Clamart nous a quitté en ce début d’été : René De Pra, qui en fut Grand Lieutenant et Sécateur d’Or.

Il était mélomane, colombophile, avait le verbe haut et coloré et s’était pris de passion pour la Confrérie, la grange Franquet (où il avait quasiment élu domicile) en résonne encore !


un tableau donné par René De Pra pour la grange Franquet : la rue Pierre Franquet ?
Cela n’allait pas sans tensions, mais cela ne faisait pas peur à ce militant aguerri des luttes sociales,

grand amateur de vins qui cultivait aussi un humour bien à lui.

Retrouvons-le en pédagogue donnant une leçon de dégustation à un visiteur néophyte
et avec ses camarades lors des vendanges 2007 à Clamart
Adieu, ami René !
C’est le programme qui était proposé au bar à eau du festival des chants de marins de Paimpol.



Une gageure pour les plus de cent-mille participants, qui ont arpenté les quais durant trois jours les 7, 8 et 9 août dernier, sous le soleil de la Bretagne, pour applaudir les musiciens venus de Bretagne, de France et même du Nouveau Monde,
et qui ont entonné avec Bernard Simard « du vin pour ma tante » !
Un grand moment de bonheur en tout cas, partagé avec les Charbonniers de l’Enfer, les Moules Marinières , Mille Sabords , la Marée Chante, tous venus du Québec
Avis : Beaucoup de leurs chansons peuvent être écoutées sur musicme ou sur le podcast » bordeldemer «
Ami du Clos, les Charbonniers de l’Enfer reviennent en France fin octobre . Ils seront à Clermont-Ferrand le 1er novembre. A ne pas rater !
Les amateurs de Boris Vian auront reconnu les premières paroles de sa fameuse chanson. Ils auraient eu l’occasion de l’entendre, jouée et chantée par la compagnie des bisons ravis lors du dernier festival d’Avignon (off), au cours de leur spectacle « En avian la zizique ! ».

Merveilleux spectacle où tout y passe (du blues du dentiste à johnny, du déserteur aux joyeux bouchers) dont on sort ravi du moment passé, et désolé qu’il soit déjà passé.
En voici un « digest »
Hélas le festival est fini, mais il y a encore moyen de les voir en Rhône-Alpes (ils sont de Lyon).

A défaut, il ne vous restera plus qu’à chanter, dépité,
Je bois
Systématiquement
Pour oublier les amis de ma femme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier tous mes emmerdements
Je bois
N’importe quel jaja
Pourvu qu’il fasse ses douze degrés cinque
Je bois
La pire des vinasses
C’est dégueulasse, mais ça fait passer l’temps
La vie est-elle tell’ment marrante
La vie est-elle tell’ment vivante
Je pose ces deux questions
La vie vaut-elle d’être vécue
L’amour vaut-il qu’on soit cocu
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond… et
Je bois
Systématiquement
Pour oublier le prochain jour du terme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier que je n’ai plus vingt ans
Je bois
Dès que j’ai des loisirs
Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule
Je bois
Sans y prendre plaisir
Pour pas me dire qu’il faudrait en finir…
C’est une petite ville de Toscane, une cité historique où l’on vient du monde entier sculpter dans les « studii » la pierre de Carrare toute proche.

comme le californien charlie kaplan (Flight, 2009)
Les reporters du bon clos y ont découvert un festival d’art : Versilia Wine & Art festival
Hélas, quelques mois trop tard. La première édition du festival s’est tenue en mars dernier.
Mais la moisson (on devrait dire la vendange) est riche, grâce au livre-catalogue de lodovico gierut trouvé sur place (et que l’on peut se procurer ici ) dont nous sommes heureux de présenter quelques pépites.
Beaucoup peuvent être vues là sur le site du « museo dei bozetti »
comme ces grappes stylisées

luce (giovanni balderi, 2009)

uvalbina (alberto bongini, 2009)

naturamorta (giovanni acci, 1972)

I dolci frutti dell’ultima stagione (bruna nizzola, 2009)
ces buveurs

autoretratto (marcello tommasi, 1976)

il brindisi (riccardo bremer, 1990)


sogni e misteri (amedeo lanci, 2009)

Cenacolo (romano cosci, 1980)
ces divinités

Bacchus (giancarlo cannas, 2009)

bacco, omaggio a caravaggio (fabrizio giorgi, 2009)

Sangioveta (emmanuele de reggi, 2000)

dalla cantina alla vigna (mauro capitani, 2009)
et ces travailleurs

portatrice d’uva (gabriele duvai, 1972)

in cantina (franco del sarto, 2009)

in vino (paolo lapi, 2009)
Tout ça pour ça

coppa di bianco (giovanni cabras, 2008)
Magnifique exposition. Quand est la prochaine édition ?
Qui connait Livry/Seine , tranquille commune de Seine et Marne, sise sur un coteau bordant la Seine à quelques kilomètres au sud de Melun?
Jadis ce coteau était planté de vignes (depuis le 13eme siècle dit-on). Celles-ci disparurent comme presque partout ailleurs en Ile-de-France, jusqu’à ce que quelques amoureux déterminés de la vigne, regroupés au sein de l’ARVAL (association pour la renaissance de la vigne à Livry), entreprissent de la faire renaître il y a quelques années en plantant 400 pieds de chardonnay, au lieu-dit des Pierrottes.
Il faut dire que dans cette commune on ne chôme pas. Sait-on qu’une poignée de bénévoles, encadrés par un maître-verrier, ont réalisé eux-mêmes les vitraux de l’église du village ?

Ce samedi 13 juin,
tout Livry était sur scène,
et le sobre et l’ivre y firent bon ménage,
car ce jour là se tenait le chapitre fondateur de la Confrérie des Pierrottes ; évènement qui certes ne défraya pas la chronique nationale, mais qu’au bon clos nous ne pouvions négliger.


Revivons ce bon moment
Ce ne fut pas peine perdue puisqu’ après la bénédiction sous l’égide de Saint-Vincent

il nous fut permis de déguster les vins des cuvées 2007 et 2008, tous deux très plaisants, le 2007 plus nerveux, le 2008 assez « rond »

de visiter les vignes impeccablement tenues

et les chais,

d’apprécier l’entrain, la bonne humeur, et la compétence de ces néovignerons.
Les vins de Livry ont déjà été deux fois distingués au concours des vins de Boissy-Saint-Léger ; le 2008 quoique faible en quantité, a atteint 12° sans recours à la chaptalisation.
Le chapitre s’est tenu dans les locaux de la SNECMA (aujourd’hui Safran) à Réau, où il a été loisible de découvrir le musée des moteurs ainsi qu’une extraordinaire collection de motos anciennes.

Il faut dire que nombreux sont les habitants de Livry à avoir travaillé pour cette entreprise géographiquement proche.
Philippe Jouvin, président de Cocorico, et Michel Courtois, de la confrérie des compagnons d’Irminon,

y ont adoubé le désormais grand-maitre Gérard Laviec

et les membres de cette nouvelle confrérie

(dont le maire de Livry, Michel Le Maoult, nommé « grand connétable »),

qui ont juré de respecter la règle de la confrérie.
De nombreux amis, parmi lesquels le tenancier de ce blog,

ont eu aussi l’honneur d’être intronisés Compagnon de la Confrérie des Pierrottes.

Le dîner, arrosé de château loiseau (lalande de fronsac blanc), chateau grand barail (fronsac rouge) et champagne « tsarine » qui s’ensuivit fut plus qu’animé par le fameux accordéoniste Jérôme Richard et son orchestre


qui firent virevolter l’assistance (pasadobles, chachacha, valses, sambas, rumbas, zouk, tarentelles, rock & roll…).
Amis de Livry, bienvenue au club ! Et longue vie à la Confrérie du Clos des Pierrottes !
(de nos correspondants au pays des puys)
Les Normands qui envahirent au XIeme sècle la Normandie avaient compris le rôle clé de l’intendance, est-ce le secret de leur victoire ?
Ils emmenaient avec eux l’arme absolue, comme on peut le voir dans la tapisserie de la reine Mathilde (dite de Bayeux).

Il y est écrit : hic trahunt carrum cum vino et armis (les voici qui tirent un chariot avec du vin et des armes)
Que dire des vins italiens ? Difficile d’y voir clair dans la complexité des terroirs, des cépages, des étiquettes et des prix. Comme pour les vins français, seule une pratique assidue et sytématique permettrait d’y prendre ses repères. Et on ne peut pas être partout…
Les reporters du bon clos ont découvert un « tiers de confiance » sur qui s’appuyer : « bevi bene « ,

jeune société basée à Milan qui sélectionne, fait connaitre et diffuse des vins de toute l’Italie. Ils en ont rapporté un assortiment d’une douzaine de bouteilles spécialement recommandées par le sommelier Alberto.

Amis du clos, une dégustation sera organisée pour vous prochainement ! Les intéressés sont priés de se manifester.
Et puisque nous sommes en Italie, pays du design comme chacun sait, rendons tribut au concepteur de ces étonnants « cavappati », Alessandro Mendini .

voici Anna G., née en 1994…

et son cavalier Sandro

Amis du Clos, ces articles sont disponibles là
La renommée du clos de Clamart s’étend bien au-delà des frontières de l’Ile de France et de l’Hexagone, comme en témoigne cette photo prise vendredi 15 mai à la grange Franquet, à l’occasion de la remise des bouteilles du cru 2008 aux vignerons.

Les amis du clos et autres habitués de ce blog auront reconnu l’ami Ajit de Washington DC, qui n’a pas dédaigné cette étape lors d’un passage éclair sur le vieux continent.
Qui sait ce qu’il adviendra dans ce pays de la démesure, où tout est possible (yes they can), des dizaines de clichés pris sur place par ce photographe ?
Amis vignerons, préparons nous à accueillir les cohortes de visiteurs d’outre-Atlantique !