On boit, on verra

C’est le message que nous adresse le peintre japonais GAKI, rencontré à l’aftersquat de la rue de Rivoli. C’est un précepte zen nous a-t-il dit.  Kissako en japonais. On boit et puis on voit. Il ne pouvait pas mieux tomber !

Voila qui nous change du « on avance et puis on voit » attribué à Napoléon Bonaparte.

onboit

Après huit années en France, Gaki regagne bientôt son pays natal.

jeregagnemonpays

On peut encore le rencontrer au  5eme étage du 59 rue de Rivoli , ex-squat devenu par la volonté du Maire de Paris un lieu hébergeant des artistes, ouvert au public.

Il expose du 13 février au 7 mars 2010 au 5eme étage du 59Rivoli à Paris (vernissage le 17 à 18h)

Voici quelques toiles de Gaki, d’inspirations variées (d’autres peuvent être vues )

bizarre

portrait1

Bonne chance Gaki !

Et voici une toile de Deinki , autre artiste de l’aftersquat (ils sont plus de trente !), des bouteilles qui parlent ?

 

 

 

Chopin… chopine

En cette année du bicentenaire, le moment est venu de faire le point sur le pays de Chopin.

Pas de vigne ou si peu sous ces cieux incléments : quatre cent hectares si l’on en croit sommelier-à-domicile… (mais les choses changent depuis 2005 qui a vu la vente de vins polonais autorisée par l’Union européenne).

Il y a bien quelques restaurants qui font honneur à notre boisson fétiche.

Voici ce qu’on peut voir à l’entrée de U Fukiera, sur la vieille place de Varsovie (Starego Miasto)

restofukieravarsovie

Ce tableau est visible au restaurant Sweik, place de la Constitution à Varsovie

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NB  : ce tableau est de Jennifer Garant, découverte à Tenerife (29/3/2013)

Il a donc bien fallu troquer la chopine (de vin) contre la chope de bière, qui coule ici à flot : Warka (fondée en 1478), Zywiec (fondée en 1858), Tyskie,  Okocim, …Chopin-chopine…La chopine est une ancienne mesure d’une demi-pinte, quand le chopin est un objet de collection acheté à un prix bien inférieur à sa valeur, voire un objet volé…Curieuse proximité sur laquelle l’étymologie ne nous éclaire guère : elle fait découler chopine de Schoppen, « puisoir de brasseur », attesté au XIIeme siècle, mais renvoie chopin à choper (dérober).

Et si Chopin n’était pas tout simplement l’homme à la chopine ?Chopin, voila un nom bien de chez nous. Et oui, Frédéric était le fils d’un Nicolas Chopin venu de Lorraine peu avant la Révolution Française, dont la chopine (la chopine de Colas, bien connue des contrepéteristes), était si l’on peut dire un bijou de famille.Le grand Frédéric ne devait d’ailleurs pas la dédaigner,cette chopinette, car comme dit fort justement Internetalis Universalus« Il se passionne alors pour les mazurkas endiablées qui formeront la base de son œuvre à venir.  Pour les ignares, la mazurka c’est entre la polka et la rumba congolaise (mais à trois temps bien sûr).  L’intérêt principal est donc comme dans la valse musette de se boire en même temps un petit vin blanc sec bien frais. »

Ne composa-t-il pas aussi une chanson à boire, Hulanka ? (paroles de Stefan Witwitcki )

Szynkareczko, szafareczko, bój się Boga, stój!
Tam się śmiejesz,
A tu lejesz miód na kaftan mój!

Nie daruję, wycałuję!
Jakie oczko, brew!
Nóżki małe, ząbki białe,
Hej! spali mnie krew!

Cóż tak bracie wciąż dumacie?
Bierz tam smutki czart!
Pełno nędzy
Ot, pij prędzej, świat tendiabła wart!

Piane nogi zbłądzą z drogi,
Cóż za wielki srom?
Krzykiem żony rozbudzony
Trafisz gdzie twój dom.

Pij, lub kijem się pobijem!
Biegnij dziewczę w czas,
By pogodzić, nie zaszkodzić,
Oblej miodem nas!

Take care, pretty girl; be careful!
You are laughing so much
You're spilling wine all down my coat!

I'll not forgive you! I'll make you pay;
I'll kiss you till I'm exhausted!
Ah, those shining eyes, and those divine lips
set my blood afire!

Come now, moody one,
Let all this brooding go to the devil!
Drink, don't waste time, my boy,
For this sorry world already has its fill of woe.

So what if you can barely walk.
What's the disgrace in that?
When your wife shouts you'll won't hear her;
You'll be out cold on the floor!

Drink down or feel my fist.
Hey, lass, over here!
Just serve us. Don't entice us.
Pour us some beer!
Voici une des nombreuses versions visibles sur youtube, Jacek Ozimkowski starring

Pas de doute, chopin, chopine, « ça le fait ».

Et ce n’est pas Pierre Vassiliu qui dirait le contraire !

alainaline

Lui qui composa une pas très chopinesque Alain- Aline  (1965) (elle aimait bien Chopin, lui c’était la chopine…),  incontournable dans cet article !

Les trois capitaines ne se posaient pas la question, qui disaient

Hôtesse tire-moi une chopine (bis)
Chopinette de vin blanc
brave, brave
Chopinette de vin blanc oh! bravement (bis)

le verre demandeur

Voici un tableau de Jean-Paul Chambas que l’on peut voir actuellement (et jusqu’au 17 janvier) à la Villa Tamaris (à la Seyne/mer) dans le cadre d’une rétrospective de l’oeuvre de ce peintre figuratif.

Curieuse scène, qui pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses…

« Grand viveur, amateur de corridas, fou de théâtre et d’opéra, mais artiste avant tout, Jean-Paul Chambas, 58 ans, est l’un des peintres français les plus demandés au monde », disait L’Express en 2005, qui rapportait aussi que sa boisson préférée est le vin (et le mescal). La bonne réponse pour figurer dans la galerie du bon clos !

Ensor

Revenons sur ce peintre belge que l’on peut voir ces jours-ci au Musée d’Orsay. Nous y avons retrouvé la mangeuse d’huîtres et découvert

les pochards (1883)

pochardsdensor

qu’on ne peut pas ne pas rapprocher de l’assommoir, écrit 6 ans plus tôt

et ces masques scandalisés (1883)

inspirés par les masques de carnaval d’Ostende.

Merveilleux musée d’Orsay où l’on peut croiser sans crier gare cette

Bacchante d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1863)

bacchantedecarrierbelleuse

Fille de Bacchus

Ariane Lumen en est certainement une, qui en a peint une série que nous venons de découvrir.

Nous sommes sûrs qu’elles feront le délice des amis du bon clos, et des passants. Il y a de la couleur, de l’inventivité, de l’humour, et un joli trait. Tout ce qu’on aime au bon clos.

Ariane Lumen expose jusqu’au 28 février « chez Gilou » à 24510 Ste Alvère, puis à « l’Auberge de la Salvetat » à 24480 Cadouin.

Voici quelques images trouvées sur son site , et ailleurs.

Les filles de Bacchus

filledebacchus6

 

plongeon

« Cyrcé »

 Certains titres laissent perplexes, comme cet « ouadjit et apophis« 

(renseignement pris,

Apophis est un serpent géant mythique qui symbolise l’ensemble des forces destructrices, dont le ciel est la demeure. Il cherche à anéantir la création divine en tentant de faire échouer la barque solaire. Rê, Isis, Seth et le chat de Rê ont pour mission de le repousser.Même s’il est toujours vaincu, Apophis n’est jamais détruit, constituant une menace pour le monde organisé.

Quant à Ouadjet , c’était à l’origine la déesse cobra de Bouto, dans le Delta, où elle était associée à l’Horus de Pé. Elle devint la patronne de la Basse-Egypte. Son nom signifie « Celle de la couleur de papyrus » ou « la Verte », qui renvoie à des notions de croissance et de fertilité. A partir du Moyen-Empire, elle orna, aux côtés de Nekhbet, le front des pharaons sous forme d’uraeus, afin d’en détruire les ennemis de son souffle enflammé. Protectrice de pharaon, elle était la « Maîtresse du Ciel »…

merci Ariane de nous faire découvrir la mythologie égyptienne)

ouadjitetapophis

ces « enfants de masburel« 

(Masburel est château viticole réputé de Dordogne, appellation Montravel)

enfantsdemasburel

troisverres

 » Out of the wall « 

outofthewall

Basée dans le Sud-Ouest, cette artiste, qui aime le vin n’en doutons pas, met aussi son art au service de la viticulture en réalisant des étiquettes originales à partir de ses oeuvres.

beaunuage

gravillac

 

les repasseuses

Voici un tableau d’Edgar Degas qui laisse libre cours aux interprétations : cette bouteille au premier plan contient-elle de l’eau, dont se servent les repasseuses pour mouiller le linge ?  mais alors, pourquoi cette couleur prononcée ? N’est-ce pas plutôt du gros rouge qui tâche dont les travailleuses usent pour tenir le coup ? On trouvera des éléments de réflexion .

les repasseuses

Il y aurait quatre versions de ce tableau (vers 1884-86) , dont l’une (legs du comte Isaac de Camondo au musée du Louvre) se trouve habituellement au musée d’Orsay.

On peut le voir en ce moment  à  l’exposition « la splendeur des camondo « , au musée d’art et d’histoire du judaiïsme (jusqu’au 7 mars 2010).

la mangeuse d’huîtres

En cette veille de fête, attirons l’attention des amis du bon clos sur ce tableau de James Ensor , que l’on peut voir actuellement au musée d’Orsay (expo jusqu’au 4 février), intitulé la mangeuse d’huîtres, et dont Verhaeren aurait dit : « la mangeuse d’huîtres sur l’escalier tournant de l’art d’Ensor semble s’étaler sur un large et triomphant palier ».

Il date de 1882 (d’après Joop De Geest , une autre version daterait de 1908) et fut refusé au salon d’Anvers.

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Attablée devant verres et bouteilles, cette flamande (la soeur d’Ensor) semble avoir bon appétit. On peut tout juste s’étonner de voir une bouteille de rosé,mais après tout pourquoi pas ?

Voici aussi une nature morte aux bouteilles, du même auteur…

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dans le même registre, voici le grand intérieur de Jos Albert (un autre peintre belge),  qui date de 1914

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Bonnes fêtes à tous !

vu chez artcurial

La galerie Artcurial, située dans l’hôtel Dassault aux Champs-Elysées, est un petit paradis pour l’amateur de vin et de belles choses.

On pouvait y voir ces jours-ci une incroyable collection de plaques de cuivre représentant les châteaux du Bordelais, mises en ventes par les Editions Feret.

cuivresferet

Les plaques des plus grands chateaux se négocient entre 2500 et 3000 euro,

lafitetlatour

hautbrion

margaux

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mais les plus émouvantes ne sont -elles pas celles des châteaux disparus (en raison de l’urbanisation, ou devenus extérieurs à l’appellation), qui sont aussi les moins chères (150-250 euro) ? D’après notre pointage, ily en aurait 162 sur les 588 présentés, plus d’un sur quatre.

chateau les lesques

Ce chateau Lesques date de 1782 et est inscrit à l‘inventaire général du patrimoine culturel

On reste confondu devant l’ampleur de ce phénomène. Et l’on en vient à se demander si ces bâtiments, pour beaucoup des trésors de l’architecture bordelaise, sont toujours debout. Nous y reviendrons.

Nous y avons aussi déniché ce tableau de Louis Valtat estimé à 5000 euro.

grappesvaltat

et celui-ci de Roy Adzak , qui vaudrait la moitié…

adzak

(c’est en relief, en creux)

On peut aussi y acheter des grands vins aux enchères, tels ce Mouton Rothchild 1918 adjugé, ce jeudi 17 décembre, 1179 euro frais compris, mais il fallait mettre le double (2346 euro) pour emporter un Yquem 1900. Plus près de nous, un La Tache 2005  a dépassé 2000 euro. Mais la palme va à un Romanée Conti 1972 qui s’est monnayé pour 3249 euro!

On a ainsi vu passer toute une collection de vins de la maison Fougeray de Beauclair, bien connue des amis du clos , pour les budgets plus modestes…

les beaux-arts au carrousel du louvre

Le salon 2009 de la société nationale des beaux-arts se tient ces jours-ci au Carrousel du Louvre.

(C’est jusqu’au dimanche 13 décembre, 20 h : pas de temps à perdre !)

Des centaines de toiles du monde entier, de tous les styles, parmi lesquelles nous avons remarqué

cet « ariane et bacchus » d’alain brugnot

arianetbacchus

(on sait (? ) qu’Ariane suivit celui-ci après avoir été abandonnée par Thésée dans des circonstances controversées..)

cette vigne en hiver à coquiau, d’odette delmas

vigneacoquiau

ces vendanges naïves de michele gaubour

vendangesmichelegaubour

vendangesdetail

voici un tableau sans titre de jacques borzycki, peintre installé à Burlat dans le Tarn, dont on pourra trouver d’autres oeuvres sur le thème du vin

borzycki

les bouteiles vertes de constantin kouzminikh

bouteillesverteskouzminikh

le poeme d’automne de yue cuying

poemedautomneyue

les cristaux de l’hyperréaliste paco yuste demontreal

cristauxyuste

et cette sculpture du turc kemal uludag: bouteilles ou êtres humains ?

sculptureuludag

l’archange

Voici une galerie de la place des Vosges qui présente les oeuvres de quelques peintres épris de vin, manifestement.

Dmitri Annenkov , un russe né en 1965, doit pouvoir être qualifié d’hyperréaliste.

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bouchon

des bouteilles comme celle-là, il en a peint des dizaines que l’on peut trouver là.

Voici un autre échantillon du savoir-faire d’Annenkov

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bouteilleenveloppée

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Tout celà laisse un peu pantois. Au delà du tour de force technique, on peut s’interroger sur les motivations de l’artiste.

En tout cas ces oeuvres atteignent un niveau de prix conséquent (plusieurs milliers d’euro).

D’autant que ce n’est pas le seul. Voici Patrick Lodwitz, vosgien né en 1953.

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Reza Sarrafi, iranien né en 1963

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Evgueny Vypov, russe de Iaroslav, né en 1967

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