movida

Fin des années 70 : un vent de liberté souffle sur l’Espagne, c’est la movida.

Une exposition la remet en mémoire ces jours-ci à la « Maison Folie  » de Wazemmes, à Lille. Voici quelques tableaux qu’on ne pouvait pas y voir, mais qu’un ouvrage consultable sur place nous a permis de découvrir.

Cette « cena », de Carlos Bloch (1982)

Et cette « peña guapa », de Javier de Juan (1986)

qui a aussi « commis » ce « paraiso artificial » (2002)

1910 : qui l’eût crue ?

Janvier 2010 : l’occasion d’évoquer cette légendaire crue « centenale » de la Seine qui envahit Paris en 1910, et qu’une exposition nous remet en mémoire (jusqu’au 28 mars, galerie des bibliothèques à Paris 4eme).

Voici quelques images choc pour les lecteurs du bon clos, qui remercient « la seine  en partage  » d’avoir mis en ligne le fond photographique crue 1910

« Les entrepôts de Bercy sont totalement inondés dès le 22 janvier ; un lac de 5 mètres de profondeur s’y forme, et les tonneaux dérivent dans une forte odeur d’alcool« , nous informe paris.fr

Mais les parisiens font front contre l’adversité…

la banlieue n’est pas en reste

sevressaintcloud

les populations s’adaptent…

mais que fait la police ?

 

vu chez artcurial

La galerie Artcurial, située dans l’hôtel Dassault aux Champs-Elysées, est un petit paradis pour l’amateur de vin et de belles choses.

On pouvait y voir ces jours-ci une incroyable collection de plaques de cuivre représentant les châteaux du Bordelais, mises en ventes par les Editions Feret.

cuivresferet

Les plaques des plus grands chateaux se négocient entre 2500 et 3000 euro,

lafitetlatour

hautbrion

margaux

petrus

mais les plus émouvantes ne sont -elles pas celles des châteaux disparus (en raison de l’urbanisation, ou devenus extérieurs à l’appellation), qui sont aussi les moins chères (150-250 euro) ? D’après notre pointage, ily en aurait 162 sur les 588 présentés, plus d’un sur quatre.

chateau les lesques

Ce chateau Lesques date de 1782 et est inscrit à l‘inventaire général du patrimoine culturel

On reste confondu devant l’ampleur de ce phénomène. Et l’on en vient à se demander si ces bâtiments, pour beaucoup des trésors de l’architecture bordelaise, sont toujours debout. Nous y reviendrons.

Nous y avons aussi déniché ce tableau de Louis Valtat estimé à 5000 euro.

grappesvaltat

et celui-ci de Roy Adzak , qui vaudrait la moitié…

adzak

(c’est en relief, en creux)

On peut aussi y acheter des grands vins aux enchères, tels ce Mouton Rothchild 1918 adjugé, ce jeudi 17 décembre, 1179 euro frais compris, mais il fallait mettre le double (2346 euro) pour emporter un Yquem 1900. Plus près de nous, un La Tache 2005  a dépassé 2000 euro. Mais la palme va à un Romanée Conti 1972 qui s’est monnayé pour 3249 euro!

On a ainsi vu passer toute une collection de vins de la maison Fougeray de Beauclair, bien connue des amis du clos , pour les budgets plus modestes…

Jean-Jacques Pradier, dit James

Voici un sculpteur qui nous intéresse et dont on peut voir les oeuvres un peu partout dans les rues de Paris, au Louvre, ou encore aux Musée des Beaux Arts de Lille et de Rouen

Wikipedia nous apprend qu’il naquit à Genève en 1790 pour mourir à Bougival en 1850.
Entre temps il fut sculpteur et peintre et enseigna aux Beaux-Arts.

Il a laissé quelques oeuvres d’inspiration bachique.

Comment ne pas penser à Auguste Clesinger, son cadet de vingt ans, rencontré au petit palais ?

satyretbacchante

satyretbacchante2

satyre et bacchante 1834 (voir aussi )

D’après le Louvre , « ce groupe en marbre réalisé par l’un des plus grands sculpteurs romantiques fit scandale au Salon de 1834. Le gouvernement ayant refusé l’acquisition, c’est le comte Anatole Demidoff qui l’acheta et l’emporta en Italie. On a voulu y reconnaître les traits de Pradier lui-même et de sa maîtresse Juliette Drouet. »

kidheitdesbacchus

l’enfance de Bacchus (gravure par William French)

bacchante à la coupe (gravure par William French d’après statuette)

bacchante1819

bacchante couchée (1819, Rouen)

Dans la même veine voici une allégorie de la vigne dûe à Victorien Antoine Bastet (1852-1905)

vignemourante

la vigne mourante

le vin Mariani

Qui se souvient du vin Mariani, boisson tonique ancêtre du Coca Cola , faite de vin de Bordeaux et d’extraits de coca, qui eut son heure de gloire sous la IIIème République ?

bouteillemariani

Qui avait toutes sortes de vertus thérapeutiques, avec des effets immédiats contre la grippe !

Qui « conserve la force à ceux qui la dépensent et la rend à ceux qui ne l’ont plus » (Emile Zola) ?

A qui le pape Léon XIII a décerné une médaille spéciale ?

medaillemariani

Dont la poétesse Jane de la Vaudère disait :

Boire du vin Mariani

C’est chanter, croire, aimer sans trêve

C’est ouvrir, au pays du rêve

Une porte sur l’Infini !

On trouvera un florilège de ces dityrambes.

Cet élixir, dû au préparateur en pharmacie Angelo Mariani , contenait 6 à 7 mg de cocaïne dans une bouteille. Soit l’équivalent d’un « rail de cocaïne » par verre ! Quand on sait cela, et le succès extraordinaire de cette boisson, on comprend mieux certains excès de cette « Belle Epoque ».

Mais las, cet apport fut proscrit à partir de 1910, et la production cessa dans les années 30.

C’est l’exposition en cours au Petit Palais (Fernand Pelez , la parade des humbles ) qui nous le remémore.

Elle nous a mené de fil en aiguille à cet autoportrait trouvé

Pelez+autoportrait

« le vin Mariani est si réconfortant… »

et à l’intéressantissime site the nonist de Jaime Morrison, que nous remercions d’avoir mis en ligne les images suivantes (et bien d’autres)

nuvoilémariani

« les momies elles-mêmes se mettent en marche après un verre de vin Mariani« 

numariani

affichemariani

au coin du feu

On n’imagine pas la variété des motifs décoratifs des plaques de cheminée : blasons (pour les plus anciennes), scènes paysannes, mythologiques… Ces plaques de fonte  servent à protéger la maçonnerie, mais aussi à renvoyer la chaleur du feu.

Les plus anciennes dateraient du XVeme siècle (La plus ancienne connue serait celle qui existe au musée lorrain (à Nancy), aux Armes du Roi d’Anjou fondue vers 1460).

Regardons celle- ci, trouvée chez l’amie Nathalie à la Canolle en Provence , venue de Chailly sur Bière :

plaquelacanolle

Bacchus au coin du feu

Difficile de savoir de quand elle date, d’autant que ce type de plaque fait encore l’objet d’une large diffusion (voir chez godin , usines-diffusion , ou encore la magnifique collection de guerin ). En voici un échantillon (dans la même veine bachique !)

plaquetetebacchus

plaquevendanges

plaquepressoir

plaquebacchus1

plaquebacchus3

Nus dans les vignes

Cà s’est passé à Fuissé ce samedi 3 octobre et nous n’y étions pas (on ne peut pas être dans tous les bons coups…).

A l’instigation de GreenPeace et du photographe Spencer Tunick 713 personnes se sont déshabillées pour que la Nature n’ait pas à « rendre les armes face à la violente domination de l’Homme« , deux mois avant le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague.

(on peut signer l’ultimatum climatique lancé par Greenpeace avec dix ONG )

ecoutant

braslevé

femmesdebout

faceaface

allongés

Quel rapport avec la planète demandera-t-on ?

Comme le dit Greenpeace,

« Cette immense sculpture vivante illustre la vulnérabilité de l’homme et de sa culture face aux dérèglements climatiques. Nos vignes, notre gastronomie et notre planète sont mises en danger par les changements climatiques et la passivité de la communauté internationale »

Amis du Clos,  nous savons ce qui nous reste à faire !