Qui se souvient du vin Mariani, boisson tonique ancêtre du Coca Cola , faite de vin de Bordeaux et d’extraits de coca, qui eut son heure de gloire sous la IIIème République ?

Qui avait toutes sortes de vertus thérapeutiques, avec des effets immédiats contre la grippe !
Qui « conserve la force à ceux qui la dépensent et la rend à ceux qui ne l’ont plus » (Emile Zola) ?
A qui le pape Léon XIII a décerné une médaille spéciale ?

Dont la poétesse Jane de la Vaudère disait :
Boire du vin Mariani
C’est chanter, croire, aimer sans trêve
C’est ouvrir, au pays du rêve
Une porte sur l’Infini !
On trouvera là un florilège de ces dityrambes.
Cet élixir, dû au préparateur en pharmacie Angelo Mariani , contenait 6 à 7 mg de cocaïne dans une bouteille. Soit l’équivalent d’un « rail de cocaïne » par verre ! Quand on sait cela, et le succès extraordinaire de cette boisson, on comprend mieux certains excès de cette « Belle Epoque ».
Mais las, cet apport fut proscrit à partir de 1910, et la production cessa dans les années 30.
C’est l’exposition en cours au Petit Palais (Fernand Pelez , la parade des humbles ) qui nous le remémore.
Elle nous a mené de fil en aiguille à cet autoportrait trouvé là

« le vin Mariani est si réconfortant… »
et à l’intéressantissime site the nonist de Jaime Morrison, que nous remercions d’avoir mis en ligne les images suivantes (et bien d’autres)

« les momies elles-mêmes se mettent en marche après un verre de vin Mariani«

