Deux expositions où l’on se presse en ce moment au Petit Palais, sur l’art de la gravure (Trésors en noir et blanc) et le Paris de la modernité.


Dürer, Callot, Rembrandt, et bien d’autres. Impressionnante galerie de gravures, où l’on distingue cette estampe de Francisco de Goya, Los Duendecitos, qui représente trois « petits lutins » buveurs de vin, caricatures de moines goulus.

Elle fait partie de la série des caprichos, 80 gravures moquant la société espagnole de la fin du 18ème siècle, dont est extraite aussi celle-ci (Nadie nos ha visto= personne ne nous a vus) où l’on voit des moines se gobergeant verre en main :

Cette photo en noir blanc du danseur étoile des Ballets russes Nijinski portant une grappe de raisin fera la transition avec le Paris de la modernité.

Ce « banquet de Braque » de Maria Vassilieff aurait pu faire aussi la transition. Il commémore le banquet offert en l’honneur de Braque et Matisse, rentrant du front, blessés, en 1917.

A côté de l’auteure, découpant la dinde, Matisse, Blaise Cendrars qui a perdu un bras, Georges et Marcelle Braque, en face de Picasso(en double exemplaire ?) etc. et Modigliani debout qui vient faire un esclandre à son ex, Beatrice Hastings…
Autre gloire de l’époque, le brésilien Santos Dumont, pionnier de l’aviation, invite à s’envoyer en l’air avec Bénédictine.

Voici enfin une scène festive de grande taille (près de 3 m sur 4). On y boit, on y joue de la musique et on y danse. C’est la danse du pan-pan au Monico (un ancien cabaret de la place Pigalle) de Gino Severini (vers 1911). Un tourbillon !
