Cela fait déjà quelques années que ce village de tentes, dédié à la cuisine populaire du monde entier, se tient sur le quai Jacques Chirac au pied e la Tour Eiffel, entre pont d’Iéna et passerelle Debilly.

Les confréries de France y étaient conviées, et ce sont près d’une trentaine qui ont fait le déplacement, qui pour promouvoir son fromage (de Meaux), son pâté (de Saint-Prest), ses coquilles Saint-Jacques (pêchées en Côte d’Armor), son andouillette de Cambrai … voire son musée du vin, celui des Echansons de France sis à Passy Paris 16ème.

Un diplôme d’honneur a été remis à chacune d’entre elles.

Voir la relation de l’événement sur le site de la FCRF là.

Le stand de la FCRF était particulièrement bien situé, à touche-touche avec ceux des cuisiniers, notamment les disciples d’Escoffier très présents, qu’il fallait voir s’activer à leurs préparations avant d’en goûter les délices : brochettes épicées de viande, jarret de boeuf sur son lit de poireaux et son crumble de parmesan, poulet aux champignons ou à l’indonésienne, langouste moelleuse, melon rôti, recettes de la mère Brazier…








On pouvait aussi goûter sur le stand lyonnais, particulièrement accueillant, les savoureux chardonnay et pinot noir appellation Dijon de Manuel Olivier

Les costumes de confrérie pesaient lourd sous le soleil estival, avec un thermomètre proche de 35°C. Dans la partie internationale, certains stands ont fait preuve d’hospitalité envers les consoeurs et confrères déshydratés, et d’abord celui du Portugal, avec son Porto de la Quinta Pacheca.

Nous avons été heureux de goûter aussi quelques crus roumains, arméniens,



et espagnols de Teruel avec cette Garnacha 2017


Mais la palme revient aux africaines du Congo (qui nous ont fait découvrir le mikaté, sorte de beignet), du Gabon et de Tanzanie où l’on pouvait déguster un fameux cocktail (au choix avec ou sans alcool.)



Les nourritures intellectuelles ont complété ces festivités avec la passionnante conférence de Philippe Faure-Brac, ( dont on ne dira jamais assez qu’il fut le meilleur sommelier du monde en 1992), sur les métiers de la sommellerie (il fut longtemps le président de l’Union de la Sommellerie Française). Il s’est largement étendu sur l’histoire de ce métier et du vin. On apprit ainsi comment le sommelier, au Moyen-Age garçon d’écurie chargé des bêtes de somme, est devenu l’officier chargé de la cave et de la dégustation avant le service, puis le conseiller du client, de plus en plus requis en restauration.
