En Sologne et Val de Cher

Voici quelques images glanées entre Loire et Cher.

Région sablonneuse, giboyeuse, poissonneuse, caverneuse… mais aussi viticole, vinicole, vineuse !

A Bourré , un restaurant les 2 caves (une bonne adresse), s’est niché dans un ancien chai troglodytique dit-on .

le mobilier est de circonstance

et l’on cultive la mémoire des temps anciens

vendangesàbourré

au fond d’une des salles, cette vue rêvée de Montrichard (on prononce le t) tout proche est l’oeuvre récente d’artistes tourangeaux

A quelques kilomètres de là Pontlevoy s’enorgueillit jusque dans la rue de son enfant Ferdinand Desnos (peintre naïf 1901-1958) (oeuvres à voir aussi au « Petit Palais » à Genève)

desnosetleautaud

le voici en visite à Paul Léautaud en 1954

paulfortpardesnos

observant Le poète Paul Fort à la Closerie des Lilas 1954 (on lit pourtant la bonbonnière?)

Plus au sud, au château de Valençay, on pouvait voir des oeuvres d’une artiste solognote de Selles Saint-Denis, Françoise Soulat dite « Mina »

transparences

 

raisins

 Nous sommes allés voir de plus près le produit des vignes de Cheverny, chez Chesneau et fils , à Sambin.

Ici on ne garde pas son drapeau dans poche. Il est vrai que le vin est léger…

On n’est pas obligé de partager ce point de vue ! Qu’en pensele saint patron ?

saintvincentchezchesneau

miroiracheverny

Pour voir ce beau miroir il faut visiter le château de Cheverny (le Moulinsart des tintinophiles)

chaiseachemery

mais pour s’asseoir sur ces chaises il suffit de dîner au château de Chémery à la table d’hôtes de madame Fontaine (excellente maison).

munch

Belle exposition que celle consacrée au peintre norvégien Edvard Munch à la Pinacothèque de Paris.

On peut y voir (jusqu’au 18 juillet) cet autoportrait à la bouteille de vin (lithographie, collection de la famille Epstein) de 1926

mais pas la peinture originale (huile) qui daterait de 1906

munchautoportraitbouteille

on pourrait presque jouer au jeu des 7 erreurs ?

ni non plus ce lendemain de cuite que nous accueillons bien volontiers dans la galerie du bon clos

munchlendemaindecuite

déployez vos ailes

Il faut saluer le travail considérable effectué par le psychothérapeute Carl R Rogers. Sur son site qui fait la promotion de son approche centrée sur la personne, il a réuni une impressionnante collection d’oeuvres : des chansons – paroles et musique, il y en a plus de cent ; des peintures, pubs, articles sur l’alcool et l’alcoolisme.

Une aubaine pour les amis du clos.

On y trouve bien sûr quelques oeuvres déjà connues au bon clos, mais peu finalement, ce qui donne le vertige face à l’immensité de l’océan que nous avons entrepris de creuser…

Donnons la palme au groupement des fabriquants de liqueur d’anis du Sud-Est pour cette pub impayable, qui daterait de 1956

boirelapero

(in Lillet 1862-1985 le pari d’une entreprise girondine, d’Olivier Londeix aux presses universitaires de Bordeaux)

Voici aussi une singulière bouteille de Magritte

bouteilledemagritte

Et puis voici Soulard de Zao !

Amis du Clos, déployez vos ailes pour une bonne navigation chez Carl Rogers !

 

buveur frettois

Voici un buveur repéré par des amis du clos au pays des puys dans une boucle de la Seine, à la Frette.

Ce village a inspiré de nombreux peintres , le voici vu par  Jean-Marc Rives

L’histoire est jolie. Une petite fille, appelons-la Michèle, voyait chaque jour un vieux monsieur, appelons-le Le lièvre, boire son coup dans un estaminet des bords de Seine. Un jour, elle fut le témoin d’une « scène »  : le fils était venu chercher son père et reprochait au taulier de lui avoir servi à boire immodéremment. Eclats de voix et noms d’oiseaux… Le vieux monsieur ne revint plus.

Des années plus tard, chinant dans la région, Michèle tomba en arrêt devant ce tableau.

buveurchezmoreaud

« Comme un vol criard d’oiseaux en émoi, tous mes souvenirs se jettent sur moi« , disait le poète.

C’était lui, c’était ce monsieur Lelièvre, qui soudain surgissait du fond de la mémoire de Michèle. Il a bien sûr rejoint sa demeure, où il peut boire tout son soûl.

Le voici maintenant dans la galerie du bon clos, où il pourra lier connaissance avec les Grimou (plus distingués peut-être ?) et autres buveurs (voir la catégorie peinture sur le site) ..

A la tienne mon gars ! 

La signature est difficile à lire, quelqu’un saura-t-il la décrypter ?

A souvigny en sologne

C’est un village typiquement solognot, entouré de bois ert d’étangs, nous dit http://souvigny.free.fr/

L’origine de son nom est discutée : il pourrait venir de Silviniacum, le domaine de Silvinius.  Mais d’autres disent que Souvigny, où a existé un vignoble donnant un vin souvent amer,  signifie « sous les vignes« .
Allez savoir !

Voici un tableau vu au restaurant le Souvignot, 2 rue de l’église (don du peintre pinchard)

pirosmani

C’est à Londres chez Vinopolis, outstanding « london’s wine and spirit tasting destination », que nous avons découvert ce tableau de Niko Pirosmani, peintre naïf géorgien (1862-1918) et gloire nationale.

vinopolis

Regardez bien, c’est en haut à droite.

Il paraitrait qu’on peut aussi voir cette toile au restaurant éponyme situé 6 rue boutebrie à Paris 5eme.

C’est la fête des cinq princes, qui date de 1906

princes

L’oeuvre de Pirosmani, très inspirée par la vigne et le vin, peut être découverte sur la galerie d’OLGA

Nous en avons extraits quelques joyaux pour les lecteurs du bon clos

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repasdevendange

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libation

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Mais on boit aussi de la bière en Géorgie !

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et pour finir cette nature morte aux bouteilles

naturemorte

 

Des nouvelles de bazilio

Nous avons déjà parlé de ce peintre russe , sottement renvoyé dans ses pénates après près de 15 ans passés dans notre beau pays. Il nous adresse son salut amical et quelques photos d’oeuvres qui devraient se plaire dans la galerie du bon clos.

Le voici avec Anita

bazetanita

voici une petite souris qui prend la vie comme elle vient

sourisalabouteille

un couple improbable

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un penseur ? (trouvé )

 

ПРИВЕТ БАЗИЛ !

 

le repas des amis (charley toorop)

On peut voir jusqu’au 9 mai au musée d’art moderne de la ville de paris les oeuvres de cette artiste hollandaise qui vécut de 1891 à 1955. On pourra en lire une présentation sur le blog de « lunettes rouges « .

Pour nous, la pièce maitresse est sans nul doute ce repas des amis (1932-33)

mais il y a aussi quelques natures mortes qui ont toutes leur place ici

naturemorteavecbonbonne

nature morte aux bonbonnes et à la statue (1918)

 

naturemorteavecbouteilles

nature morte  aux bouteilles, pichets blancs et feuilles (1940-42)

et ces inoubliables « zingueurs »

au zinc (1933)

movida

Fin des années 70 : un vent de liberté souffle sur l’Espagne, c’est la movida.

Une exposition la remet en mémoire ces jours-ci à la « Maison Folie  » de Wazemmes, à Lille. Voici quelques tableaux qu’on ne pouvait pas y voir, mais qu’un ouvrage consultable sur place nous a permis de découvrir.

Cette « cena », de Carlos Bloch (1982)

Et cette « peña guapa », de Javier de Juan (1986)

qui a aussi « commis » ce « paraiso artificial » (2002)