il faut choisir. C’est ce que nous démontre Cavalleria rusticana, opéra bref (70 mn) de Pietro Mascagni (1890) qui fait partie du « répertoire ». Avec son copain de planches Pagliacci, il jouit d’une grande popularité et est souvent représenté.
Mais nous n’attendrons pas la prochaine occasion de le voir pour nous intéresser au Brindisi que nous signale l’ami François : « Viva il vino spumeggiante », moment d’allégresse avant le drame final.
L’histoire est simple : partagé entre son amour pour sa fiancée Lola retrouvée mariée à son retour de l’armée, et celui que lui porte Santuzza, qu’il rejette après l’avoir aimée, et qui le dénonce au mari trompé Alfio, Turrido se voit contraint au duel avec celui-ci.
Cela finira mal pour Turrido, car il s’est enivré de « vino spumeggiante » !
Intanto amici, qua,
Beviamone un bicchiere!
Viva il vino spumeggiante
Nel bicchiere scintillante,
Come il riso dell’amante
Mite infonde il giubilo!
Viva il vino ch’è sincero
Che ci allieta ogni pensiero,
E che annega l’umor nero,
Nell’ebbrezza tenera.
Le voici chanté par Roberto Alagna à Orange en 2009
et par Luciano Pavarotti
On tirera de cette histoire la morale que l’on voudra : respecter les commandements 7 et 10, boire avec modération, se garder de l’ivresse publique…
Pour Turridu, la messe est dite.