Buvons encore une dernière fois…

à l’amitié, l’amour la joie.

Ces paroles d’une chanson de Graeme Allwright, elles nous accompagnent depuis si longtemps… Et voilà que leur auteur nous tire sa révérence, à 93 ans quand même. Ecoutons-la, chantons-la encore et encore.

C’est une chanson qui parle des retrouvailles, de vieux amis, de vieux amants, mais ils n’ont plus le temps..

Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais il faut que je m’en aille

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu’à c’la n’tienne: c’est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli

Et souviens-toi de cet été
La première fois qu’on s’est saoulé
Tu m’as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons

Je suis parti changer d’étoile
Sur un navire, j’ai mis la voile
Pour n’être plus qu’un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait

 J’t’ai raconté mon mariage
A la mairie d’un p’tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d’prononcer mon nom

J’n’ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t’es mariée
T’as trois enfants à faire manger
Mais j’en ai cinq, si ça peut te consoler

On n’oubliera pas Graeme Allwright, qui fit connaitre Woody Guthrie, Pete Seeger et bien d’autres chanteurs folk d’outre Atlantique, comme Tom Paxton et sa sacrée bouteille  (bottle of wine) que les lecteurs du bon clos connaissent.

N’oublions pas non plus son « ça je ne l’ai jamais vu« , adaptation des seven drunken nights, masis on préfère la version des Dubliners !

Hélas, on n’entend jamais que 5 de ces 7 nuits de biture ! Les curieux pourront connaitre la version intégrale là.

 

chapitres d’hiver

Autour de la Saint Vincent les réjouissances se multiplient, avec les chapitres, intronisations, et leurs dégustations, leurs festins, leurs chants et leurs danses. Et parfois des messes qui font mentir l’adage « courte messe et long repas font la joie du chevalier« .
Ainsi le 25 janvier les Echansons recevaient leurs Compaignons et Amis au Musée du Vin, sous le signe de la Corse, belle terre de vins.

Après la Sérénade du Souffle de Bacchus, qui permit de (re) découvrir des airs anciens (comme un vibrant air à boire du Bourgeois Gentilhomme, ou encore le coassant « Sommes nous des grenouilles ») et modernes (comme ce p’tit verre du p’tit vin du pays, de l’opérette Méditerranée), on procéda aux rituelles intronisations.

5 heureux élus furent jugés dignes de rejoindre la Confrérie :

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Michel Roman, un dessinateur qui manie l’humour bachique et dont les dessins étaient exposés cet hiver  au Musée du Vin,

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Michel Romand dédicaçant ses oeuvres

Luc de Saint-Maurice, « maitre campeur » à la Belle Etoile, camping près de Melun, et fondateur de la Confrérie du Brie de Melun,
Michel Devot, Président de la Coordination des Confréries d’Ile de France (Cocorico) et Grand Maitre de la Commanderie des Chevaliers de Saint-Grégoire,

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Michel Devot s’apprêtant à vider le tastevin

et Christiane Baquier, choriste au Souffle de Bacchus,
tous admis au grade de Compaignon ;
ainsi que Sylvain Andres, sommelier familier des grandes maisons et aujourd’hui formateur professionnel basé en Occitanie, qui fut adoubé Grand Bouteiller.

Le festin qui s’ensuivit ne laissa personne sur sa faim avec ses délicieux filets de rouget à la bonifacienne, ses filets de marcassin et ses aumônières aux pommes et miel corse. Mais ce sont bien sûr les vins (de Sartène, du Cap Corse…) qui les accompagnèrent qui portèrent à son comble le plaisir des convives.

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Quelques jours plus tard, c’est le Devoir Parisien du Beaujolais qui prenait le relais,

panneau

le 1er février, ayant dû reporter son chapitre d’hiver en raison des grèves. Il recevait au Chai Brongniart, un établissement historique situé dans l’enceinte du Palais du même nom, et l’on put y déguster les 12 appellations du Beaujolais en évoquant mentalement les générations de courtiers et spéculateurs qui s’y sont abreuvés.

On y retrouva de vieilles connaissances, forcément,

avecguillaume

il y eut bien sûr des intronisations

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et l’on y fit aussi de belles rencontres, comme celle de Marielle, poétesse, maire de la Commune Libre de Montmartre (qui fête ces jours-ci ses 100 ans), venue présider à l’intronisation de son fils Frédéric,  sommelier au Divellec

marielle

(on visitera son site toutturpaud.fr avec bonheur)

ou encore Cendrine Bonami-Redler, venu promouvoir DANS SON JUS, son ouvrage de dessins sur les zincs de Paris,

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Et dès le lendemain, il fallut se lever de bonne heure pour rallier Sannois et les Amis de l’Asperge et du Vin qui y prospèrent depuis 60 ans !

Il ne sera pas possible de citer toutes les Confréries présentes tant celles-ci étaient venues nombreuses. Il faut dire que la réputation du Chapitre de Sannois, avec son banquet qui joue à guichets fermés, est établie.

tousasannois

Il y avait là les Toursiveux du vieux tiyou de Namur, les canardiers de Picardie, les closiers de Montlouis, les Bangards, qui gardaient jadis les vignes en Alsace,

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la tarte tatin de Lamotte Beuvron, les Goustiers de l’Andouille de Guéméné, les Haricots d’Alençon, les chipirons de Bidart et du Pays Basque, les Talmeliers et bien d’autres Confréries d’Ile de France, sans oublier, last but not least, les Cons et fiers de l’être.

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On a bien lu.  En fait, c’est une organisation caritative, qui se lit : « Coeur Ouvert Naturellement Simplement ».   Il fallait quand même oser (c’est à même à cela qu’on les reconnait, dit-on )!

Le déjeuner fut à la hauteur des espérances, avec ses asperges,

asperges

son homard, ses cailles farcies…,  son gâteau d’anniversaire,

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et ses chanteurs et danseurs étonnants venus de l’ex Union Soviétique, qui interprétèrent avec brio les grands standards russes. Merci à Volodymyr Yemets et ses amis.

Et merci au Grand-Maitre Antonio, dont on connait les qualités lyriques, qui nous interpréta una Historia de un Amor que l’on n’oublie pas. Et qui nous fit la grâce de nous recevoir comme Compagnon dans sa docte compagnie.