pressoir mystique

Regardez bien cette image. C’est un vitrail suisse du 16ème siècle qui représente un pressoir mystique, que l’ami Jean-Louis a découvert au musée des Beaux Arts de Dijon.

En haut Dieu le Père tourne le pressoir ; plus bas le Christ porte la croix ; de tous côtés pape et princes de l’Eglise s’adonnent aux travaux de vigneron.

Wikipedia nous apprend que ce thème est récurrent et qu’il s’agit d’une allégorie où « le Christ est assimilé à une grappe de raisin écrasée sous le pressoir durant sa Passion, son sang étant le jus de la grappe ». Il y en a d multiples représentations, comme celle-ci, particulièrement belle qui orne la Bible moralisée de Philippe le Hardi

 

Dans les Alpes du Sud

En Occitanie italienne, dans le petit village de Chianale, juste en dessous du col Agnel; nous avons pu voir cette bouteille de vin au nom mystérieux : merenda sinoira
C’est un goûter ou apéritif dinatoire, un repas traditionnel piémontais.

Dronero, charmant village sis à 600 mètres d’altitude, n’est pas à proprement parler un village viticole, mais le Nebbiolo semble s’y plaireOn y apprécie les propriétés bénéfiques du vin, qui dégraisse la bouche, dénoue les boyaux,   libère le nombril, fait pisser clair… et fait aller !

L’auberge Cavallo Bianco est un établissement simple et très correct, on peut y voir quelques toiles comme ces puttiet cette table prête à l’emploi.

Dans une vitrine de Cuneo, la capitale régionale (Coni en piémontais) nous avons vu cette assiette

et passé prendre une glace chez le Roi de(s) Coni ! (Celui-là, il y a peu de chances qu’on le détrône).

Repassons la frontière. A Nice, au musée Marc Chagall, répondant à l’hospitalité d’Abraham, ces anges se sont mis à table autour d’un carafon.
Remontant la vallée du Var, on découvre Entrevaux, un village médiéval qui vaut le voyage.

Une exposition d’objets anciens nous y attendait : « Entrevaux, il y a cent ans »  Cette assiette crénelée n’en est pas une, c’est un récipient collectif pour boire « à la ronde » sans risque sanitaire, qui font penser aux grol(l)es du val d’aoste. Nous voici maintenant à Annot, autre cité médiévale où le musée Regain fait revivre la tradition des « chambrettes » provençales,  ces « cercles privés coopératifs des classes les plus modestes tels qu’ils ont existé du 16ème au milieu du 20ème siècle », que d’aucuns voient comme une « école d’apprentissage de la vie sociale et de la démocratie ».

Le musée Regain est installé dans l’ancien chai de fabrication du vin de la famille Rabiers.

  Fermé de 13h à 16h. Gr…

 

A cuerpo cobarde

Voici une chanson vénézuélienne, d’un chanteur bien connu (là-bas) Gualberto Ibarreto, sortie en 1975, dont on espère qu’elle plaira aux lecteurs du bon clos.

Quand le corps est mou comment se bouger ?
Je tiens une de ces cuites que Dieu me la garde !

A cuerpo cobarde
cómo se menea
yo cargo una pea
que Dios me la guarde. (Bis)

¿Qué te pasa musa,
musa qué te pasa? (bis)
entre laza y cruza,
entre cruza y laza.(bis)

Hombre parrandero
no debe morirse (bis)
para divertirse
con sus compañeros. (Bis)

Quién fue el que te dijo
que yo no sabía (bis)
porque no tenía
un sendero fijo. (Bis).

La puerca conmigo
y yo con la puerca (bis)
la puerca me gruíie
y yo ¡sale puerca! (Bis)

A cuerpo cobarde…

Pour les amateurs de salsa, voici aussi la juma de ayer (la cuite d’hier, elle est bien finie, celle d’aujourd’hui en est une autre) du neoyorquino Henry Fiol,

Vraiment entrainante la musical latina, en voici quelques autres, comme ce sympathique « a mi me gusta el vino » chanté en Espagne (ici par la Tuna universitaria de Madrid).

Ce borracho perdido de Henry el Dandy fait de la peine, c’est un pauvre gars qui boit pour oublier un amour perdu.

et ce « borrachito » (cumbia équatorienne, « super bailable ») d’Henry Parra raconte un peu la même histoire

Et terminons dans un tout autre style, celui des sixties, avec Borracho, de los Brincos (1965) groupe madrilène qui fut un phénomène musical en Espagne

Fêtes des vendanges


Septembre, Octobre, c’est le temps des vendanges et des fêtes associées.

C’était le cas à Clamart,

où des dizaines de clamartois ont répondu à l’appel du Grand-Maître Marcel pour apporter qui son raisin,

François, cycliste, a trouvé avec ce sac-à-dos de cageots, une solution originale pour apporter son raisin !

qui sa bonne volonté pour trier, fouler,

celui-la est venu de loin

presser le raisin et vendanger le Clos Franquet. Le résultat ? 500 litres de Clamart rosé et cent de Franquet blanc.

A l’Hôpital Bretonneau, à Montmartre, où des vignes ont été plantées il y a une dizaine d’années

(près de 150 pieds de malbec) c’était aussi la fête.

Le millésime 2015 du vin rouge issu de cette vigne nous a, il faut le dire, bluffé.

Nous y avons retrouvé Lucien, Jean-François et leurs compagnons de la Confrérie de Saint-Ouen qui, autour d’un orgue de Barbarie, régalaient les anciens de cet établissement gériatrique des tubes de leur jeunesse : complainte de la butte, les mauvais garçons, le dénicheur, etc.
Sans oublier la mémorable chanson du vin du clos Montmartre

On admirera la jolie rime approximative (mais c’est difficile avec Montmartre) : qui en boit  pinte en pisse quarte

A bientôt amis de Saint-Ouen. La fête continue !