Krimsekt

Nous parlions du champagne et de ses bulles il y a peu. Nous savons bien qu’il n’y a pas qu’en Champagne que l’on produit des vins mousseux, dont les bulles concentrent les arômes du vin. On en produit dans le monde entier, de diverses façons.

L’ex URSS ne manque pas à l’appel. Champagne soviétique… pas mort !

Une amie du clos nous a ainsi fait déguster un vin rouge effervescent demi-sec de l’Artyomovsk Winery.

Quoique surpris par la couleur et la douceur du breuvage, nous l’avons clairement apprécié.

Il s’agit en fait d’un vin de qualité, fait de Cabernet, Merlot et Saperavi (cépage géorgien), « à la profonde couleur rubis foncé, au bouquet prononcé avec une note de prune en fin de bouche », nous dit-on. Il est produit à Artemovsk ou Artemisk en Ukraine, à 200 km au SE de Kharkov, selon la méthode « traditionnelle », comme en Champagne.

C’est dans les anciennes mines de gypse d’Artemovsk, à la température ( de 12 à 14°)  et à l’humidité (88-90%) constantes, que la fabrication d’un vin effervescent qui ne le céderait en rien au Champagne français fut décidée par Joseph  Staline en personne, au lendemain de la Grande Guerre Patriotique.

Rien à voir donc avec le vin bon marché qui porte souvent le nom de Champagne Soviétique et qui est élaboré par la « méthode russe » (lauréate du prix Staline en 1942, ainsi que du prix Lénine en 1953) de prise de mousse par circulation en cuves contenant notamment des copeaux de chêne.

pour en savoir plus…

 

 

Champagne : flûte ou coupe ?

Voici le magazine Pour La Science qui revient dans son numéro d’avril sur l’éternel problème : flûte ou coupe,  quelle est la meilleure façon de déguster le champagne ?

Les travaux de Gérard Liger-Bélair et de ses collègues du labo d’oenologie de l’université de Reims ont déjà montré que l’arôme est au coeur des bulles (voir l’article dans PLS 398). Les bulles favorisent en effet la concentration des arômes du vin.

Celles qui éclatent à la surface dégagent un brouillard de gouttelettes dont la concentration en molécules volatiles odorantes peut aller jusqu’à 30 fois celle observée au coeur de la flûte. Le phénomène est semblable aux embruns qui se forment à la surface des océans.

Les autres éclatent sur la langue, stimulant les nocicepteurs de la langue et du palais.

(photo d’alain Cornu/collection civic)

Voici maintenant qu’ils tranchent ce vieux débat : le flux de CO2 est plus important au-dessus  d’une flûte que d’une coupe, et ceci quelque soit la température !

Le flux de CO2 est en bleu ou vert selon l’intensité

Voir aussi l »article de Patrick Walter où nous avons trouvé la video ci-dessous.

Il ne reste plus qu’à sabrer le champagne, attention quand même !

le goûteur de vin

Notre ami Ajit,

bien connu des amis du clos qu’il a visité en 2009 ( (voir ici et ), nous annonce sur retour sur notre continent en juin. En attendant, il nous transmet cette estampe indienne (16ème siècle sans doute) où l’on peut voir un jeune prince dégustant du vin


Il nous fait passer aussi cette blague amusante que l’on peut trouver en version française sur le site agri-convivial.com, le forum des agronomes en culotte courte. Nous donnons celle-ci, rapportée par Hatta.

Dans un commerce de spiritueux, la personne qui goûtait habituellement les boissons vint à mourir et le patron ouvrit un recrutement pour le remplacer. Il vit arriver un type complètement bourré, avec un look pas possible, qui postulait pour la place. Le directeur se demandait comment s’en débarrasser mais malgré tout, il le soumit à des tests. Il lui présenta un verre. Le type goûta et dit :

‎- C’est un vin blanc, un muscat, trois ans d’âge, cultivé sur un versant
nord, mûri en conteneur acier.

– Correct! répond le patron.

Un autre verre.
– C’est un vin rouge, cépage cabernet, cultivé sur un versant ouest,
mûri en fût de chêne.
– Correct, répond le directeur.

Un troisième verre.
‎- C’est un champagne de grande classe, répond calmement l’ivrogne.
Le directeur est sur le cul. Il demande en douce à sa secrétaire de lui
trouver un moyen de se débarrasser du type en le prenant en défaut. Elle quitte la pièce et revient avec un verre plein d’urine.

Le soulard
goûte, fait claquer sa langue contre son palais :
– C »est une blonde, 26 ans d’âge, enceinte de trois mois… Et si
j’obtiens pas ce putain de job, je révèle le nom du père !


Vin ou bière ?

Au bon clos, si l’on a fait clairement le choix du vin, on n’en dédaigne pas moins la bière !

Les soldats, étudiants et  villageois du Faust de Gounod ne font pas la différence, écoutons-les !

Vin ou bière, bière ou vin,
Que mon verre soit plein !
Sans vergogne, coup sur coup,
Un ivrogne boit tout !
Jeune adepte du tonneau,
N’en excepte que l’eau !
Que ta gloire, tes amours,
Soient de boire, toujours !

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retour chez les petits frères

Deux ans après nous voici de retour à la vente des petits frères des pauvres, qui s’est tenue ce samedi 10 mars au Siège, 33 avenue Parmentier à Paris 11ème. On ne saurait trop recommander aux chineurs cette vente, il y a plein de choses intéressantes, et en plus c’est pour la bonne cause.

Envolée, la collection de tastevins d’argent, vendus aux enchères à Mâcon. Mais nous y avons déniché celui-ci, qui vient de Saint-Emilion.

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Avec Bettane et Desseauve

C’est un couple qui fait autorité dans le monde du vin : l’un , Michel Bettane, un as de la dégustation,  « le plus important critique européen », selon Robert Parker ; l’autre Thierry Desseauve, journaliste, passionné de vin, son acolyte depuis plus de vingt ans, à la Revue du Vin de France d’abord, faisant ensemble ensuite, maintenant avec une équipe d’une dizaine de dégustateurs, un  guide renommé : le Guide Bettane & Desseauve des Vins de France

Ce vendredi 8 mars, ils avaient réuni au chemin des vignes, à Issy les Moulineaux, une cinquantaine d’amateurs pour le Challenge Elu Prix Plaisir 2012 (le deuxième du nom).

Il s’agissait d’évaluer une centaine de vins par eux sélectionnés pour la grande distribution, d’un point de vue qualitatif bien sûr, mais aussi en tenant compte du prix. Un vin peut être bon en effet, mais combien un consommateur est-il prêt à payer ? Ce rapport prix/Plaisir est essentiel pour juger et recommander un vin.

Difficile de résister à cet appel quand de Clamart, il suffit de dévaler le « sentier des vignes » et sa centaine de marches pour rallier le pied du côteau d’Issy et le site du Challenge.

Avec Claude, Catherine, Tariq et Slim, nous avons dégusté et noté des pinot gris d’Alsace plutôt bons, quelques rosés peu convaincants dans l’ensemble, et finalement communié avec la même ferveur pour un délicieux Rivesaltes 2004, le château Arvernus des Maitres Vignerons de Tautavel, vin doux naturel au nez fringant, aux arômes de chocolat et de caramel  qu’on ne peut que recommander pour un prix inférieur à 10 euro.

Ci-dessus, le maître apportant son imprimatur à ce choix

Cette histoire devait être conservée, c’est Manon qui s’en est chargée.

On la retrouvera peut-être bientôt sur le site de Bettane et Desseauve.