Jolie bouteille

L’ami Etienne nous rappelle cette jolie chanson, jadis chantée par Graeme Allwright, chanson culte des colos et organisations de jeunesse.

Jolie bouteille, sacrée bouteille
Veux-tu me laisser tranquille ?
Je veux te quitter, je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie

J’ai traîné
Dans tous les cafés
J’ai fait la manche bien des soirs
Les temps sont durs
Et j’suis même pas sûr
De me payer un coup à boire

J’ai mal à la tête
Et les punaises me guettent
Mais que faire dans un cas pareil
Je demande souvent
Aux passants
De me payer une bouteille

Dans la nuit
J’écoute la pluie
Un journal autour des oreilles
Mon vieux complet
Est tout mouillé
Mais j’ai toujours ma bouteille

Chacun fait
Ce qui lui plaît
Tout l’monde veut sa place au soleil
Mais moi j’m’en fous
J’n’ai rien du tout
Rien qu’une jolie bouteille

Se rappelle-t-on que la chanson originale est Bottle of Wine de Tom Paxton ?

BOTTLE OF WINE
(Tom Paxton)

Ramblin’ around this dirty old town
Singin’ for nickels and dimes
Times getting rough I ain’t got enough
To buy me a bottle of wine

Bottle of wine, fruit of the vine
When you gonna let me get sober
Leave me along, let me go home
I wann’a go back and start over

Little hotel, older than Hell
Cold and as dark as a mine
Blanket so thin, I lie there and grin
Buy me little bottle of wine

Aches in my head, bugs in my bed
Pants so old that they shine
Out on the street, tell the people I meet
Won’ch buy me a bottle of wine

Teacher must teach, and the preacher must preach
Miner must dig in the mine
I ride the rods, trusting in God
And hugging my bottle of wine

la voici par Lew Dite, un amateur « ex fan de judy collins »

By the way, il est une autre « bottle of wine », celle de Tim Heidecker. Rien à voir !

Et celle-ci, de Thomas Cunningham, émouvante, où l’on voit que le vin ne fait rien à l’affaire

Timing and its focus
It’s what ruins and it dopes us
Reality ain’t the same, if you don’t play the game
Cause I’m tired and it’s hopeless
I’m not beaten, but I’m broken
Words I’ve never spoken
What do you say? what do you say?
I guess you can’t look up to me that way
I guess you can’t look up to me that way

Is it fire or is it smoke?
Or should we just go for broke
Here comes boredom and it’s useless
I think life should come all inclusive
At least a little less abusive
What do you say? what do you say?
I guess you can’t look up to me that way
I guess you can’t look up to me that way

The bottle of wine was fine this time
And I really don’t think it’s changed
The bottle of wine was fine this time.
But oh, how I think you’ve changed

Timing and its focus
It’s what ruins and it dopes us
Reality ain’t the same if you don’t play the game
Here comes boredom and it’s useless
I think life should come all inclusive
At least a little less abusive
What do you say what do you say
I guess you can’t look up to me that way
I guess you can’t look up to me that way

The bottle of wine was fine this time
And I really don’t think it’s changed
The bottle of wine was fine this time.
But oh, how I think you’ve changed [x3]

Des nouvelles de bazilio

Nous avons déjà parlé de ce peintre russe , sottement renvoyé dans ses pénates après près de 15 ans passés dans notre beau pays. Il nous adresse son salut amical et quelques photos d’oeuvres qui devraient se plaire dans la galerie du bon clos.

Le voici avec Anita

bazetanita

voici une petite souris qui prend la vie comme elle vient

sourisalabouteille

un couple improbable

2poivrotsdebaz

 

un penseur ? (trouvé )

penseurdebazilio

ПРИВЕТ БАЗИЛ !

 

le repas des amis (charley toorop)

On peut voir jusqu’au 9 mai au musée d’art moderne de la ville de paris les oeuvres de cette artiste hollandaise qui vécut de 1891 à 1955. On pourra en lire une présentation sur le blog de « lunettes rouges « .

Pour nous, la pièce maitresse est sans nul doute ce repas des amis (1932-33)

lerepasdesamis

mais il y a aussi quelques natures mortes qui ont toutes leur place ici

naturemorteavecbonbonne

nature morte aux bonbonnes et à la statue (1918)

 

naturemorteavecbouteilles

nature morte  aux bouteilles, pichets blancs et feuilles (1940-42)

 

et ces inoubliables « zingueurs »

 

auzinc

au zinc (1933)

la disgrâce des raisins secs

Voici un joli poème de Pierre Dac, qui date de juillet 1939

Qui plaint les raisins secs ?

Personne !

Et pourtant,

Je connais peu de sorts

Qui soient plus dignes

De pitié

Que celui

Des raisins secs !

 autresraisinsecs

Pauvres raisins secs !

Qui n’ont plus de raisin

Que le nom

Et dont la sécheresse

Fait monter les larmes

Aux yeux

De ceux

Qui comprennent

Leur disgrâce

Imméritée !

Les raisins secs

En leur enfance

Ont partagé les jeux

De leurs frères

Les raisins ordinaires

Sans que rien ne les distingue

Les uns des autres…

Et puis l’âge est venu

L’âge ardu

de l’adolescence

Age ingrat

S’il en fut

L’âge où les raisins

S’adonnent à la boisson

 

Certains se convertissent au vin blanc

D’autres au rouge,

Sans compter

Les timorés

Qui se laissent aller

Au vin rosé…

raisins secs

Les raisins secs,

Eux, tiennent bon.

Amoureux de la vertu,

Ils résistent

Et s’obstinent,

S’isolant dans leur sobriété ;

Petit à petit

Ils perdent le jus

De leur sève

Et se retrouvent un jour

Complètement désséchés !…

 

Sombre destin

Des raisins secs

Qui se traînent

Sans but,

Sans espoir,

Jusqu’au soir,

Où, lassés,

Epuisés

De lutter,

Ils exerceront

Le métier déshonorant

De mendiants…

mendiant

Qui plaint les raisins secs ?

Personne..

Et pourtant…